Choisir ses chaussures de running
Bien choisir ses chaussures de running est essentiel pour améliorer ses performances, prévenir les blessures et optimiser son confort. Voici les principaux critères à prendre en compte pour sélectionner une paire adaptée à vos besoins et à votre morphologie. Si des douleurs se manifestent, il peut être aussi bénéfique d’aller voir un podologue pour faire des semelles orthopédiques. Et pour savoir quand changer vos chaussures, regardez cette vidéo.
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Déterminer son type de foulée
Il existe trois types de foulée principaux, chacun influençant l’usure et le type de soutien nécessaire :
Pronatrice : lorsque le pied roule vers l’intérieur à l’impact. Il peut être alors recommandé de prendre une chaussure avec un soutien accru sur le côté intérieur et avec un talon ferme et stable. À noter : les études scientifiques n’ont pas démontré formellement de réduction des blessures avec les chaussures de soutien vs neutres pour les pronateurs. Le confort ressenti reste le meilleur guide — une chaussure confortable est généralement une bonne chaussure, quelle que soit votre catégorie biomécanique.
Supinatrice : lorsque le pied roule vers l’extérieur. Les supinateurs devraient rechercher des chaussures offrant une meilleure absorption des chocs.
Neutre : lorsque le pied reste aligné sans roulement excessif. Un grand choix de chaussures neutres est disponible, permettant de choisir en fonction du confort.
Pour déterminer votre type de foulée, vous pouvez observer l’usure de vos anciennes chaussures ou consulter un spécialiste en magasin. Opter pour des semelles orthopédiques peut aussi s’avérer utile.
Choisir le drop
Le drop correspond à la différence de hauteur entre le talon et l’avant-pied. Un drop élevé (8-12 mm) sollicite davantage les genoux et les hanches ; un drop faible (0-4 mm) transfère les contraintes vers les mollets et le tendon d’Achille.
Le drop n’est pas un critère de niveau : un débutant n’a pas besoin d’un drop élevé, et un coureur expérimenté n’a pas à viser un drop faible. Ce qui compte, c’est votre habitude — changer de drop expose à des blessures (tendinopathie achilléenne, fractures de stress) si la transition est trop rapide, quel que soit votre niveau.
Règle principale : ne changez pas de drop sans transition très progressive sur plusieurs semaines, et seulement si vous avez une raison concrète de le faire. Si vos chaussures actuelles vous conviennent, conservez le même drop. Le même principe s’applique si vous modifiez votre attaque de pied ou augmentez votre cadence (cf. chapitre correspondant).
Choisir le bon amorti en fonction de la distance et du terrain
Les besoins en amorti dépendent de la distance parcourue, de la fréquence d’entraînement, et des surfaces courues :
Courses sur route : privilégier un bon amorti, surtout pour les longues distances où l’impact répétitif peut être éprouvant pour les articulations.
Courses sur piste : un amorti léger suffit, avec un poids réduit pour améliorer la vitesse.
Trail : un amorti adapté et une semelle crantée pour assurer l’adhérence sur terrain accidenté et absorber les impacts sur les descentes et montées techniques.
La taille et le confort de la chaussure
Prendre une pointure au-dessus de votre pointure habituelle peut être utile pour éviter les frottements et laisser de l’espace au pied lors des gonflements pendant les sorties longues. Veillez à ce que vos orteils aient de la place pour bouger, sans glisser. Accroupi, il doit rester un demi-centimètre entre le gros orteil et le bout de la chaussure.
Enfin, testez vos chaussures en fin de journée, lorsque vos pieds sont plus gonflés, pour vous assurer d’un confort optimal pendant vos courses.
Penser à bien serrer les lacets uniformément (sans point de tension), et à resserrer après quelques minutes de séance quand le pied est bien en place. Il faudra serrer un peu moins sur du long et pour le pied le plus fort.